Quels impacts LES MÉTHODES DE CONTRACEPTION auront sur ma vie intime et sexuelle?

LA SYMBOLIQUE

VIE PERSONNELLE, RELATIONNELLE ET ÉMOTIONNELLE

Les méthodes contraceptives sont vécues ou prises en charge, la majorité du temps, par les personnes avec un système reproducteur femelle. Pourtant, ne serait-il pas intéressant que tous les partenaires s’impliquent?

Que vous ayez un système reproducteur femelle ou mâle, vous pouvez vous impliquer de près ou de loin dans le processus de choix de la ou des méthode-s contraceptive-s utilisée-s lors de vos relations sexuelles. Les expériences, selon votre sexe, sont simplement un peu différentes. La contraception devrait être vue comme un travail d’équipe, et non pas comme la tâche d’une seule personne. Lorsqu’on parle de contraception, tous les partenaires ont un rôle à jouer! De plus, le fait qu’un-e des partenaires ne puisse pas prendre, porter ou se faire poser une méthode contraceptive (pilule, condom externe, stérilet, etc), ne l’empêche pas d’être apte à apporter de l’aide ou du support à son, sa ou ses partenaire-s.

Visionnez notre capsule sur l’accompagnement d’une personne dans sa prise de méthode contraceptive :

Avant de choisir une ou des méthode-s contraceptive-s, il est important d’avoir de bonnes connaissances à ce sujet. Ensuite, si vous vous trouvez dans une situation qui requiert la prise de contraceptifs, il serait intéressant d’avoir des réflexions et peut-être même des discussions sur ces méthodes. Nous sommes bien conscientes qu’il peut être difficile pour certain-e-s de parler de sujets comme celui-ci. Toutes formes de discussions sexuelles peuvent parfois être gênantes. Néanmoins, nous croyons que d’élargir vos réflexions peut vous permettre de prendre une décision éclairée, que ce soit en couple, ou seul-e. Bref, que vous soyez en relation, ou pas, cela permet d’apprendre à se connaitre personnellement, mais aussi, si tel est le cas, d’apprendre à connaitre l’autre.


NIVEAU PERSONNEL

L’ANGLE DE LA PERSONNE QUI UTILISE UNE MÉTHODE CONTRACEPTIVE

Pour choisir une méthode appropriée à son style de vie, on peut commencer par avoir des réflexions sur ses valeurs ou ses besoins. Quelle est ma position concernant la reproduction? Dans quelles situations physique, économique, sociale, relationnelle, aimerais-je être lorsque je voudrai un enfant? Est-ce que je veux vraiment un ou des enfant-s dans ma vie? Suis-je prêt-e à prendre des hormones pour freiner des grossesses non-désirées? Suis-je quelqu’un qui peut se souvenir de prendre quotidiennement ma méthode contraceptive? Quelle est la méthode qui me convient le mieux? Est-ce que mon style de vie me permet d’avoir une méthode contraceptive qui me demande une plus grande assiduité? Et ainsi de suite.

Une fois vos réflexions faites, vous pouvez consulter un-e professionnel-le de la santé. Vous prendrez ainsi connaissance de votre situation médicale et pourrez prendre d’autres décisions qui vous mèneront à la méthode qui vous convient le mieux.

N’oubliez pas que la décision finale vous revient. Simplement parce que les méthodes contraceptives auront des effets sur VOTRE corps et VOTRE système reproducteur.  

Au cours de votre vie, vous changerez peut-être de méthode contraceptive. Vos décisions d’aujourd’hui ne vous empêchent pas d’en prendre d’autres au fil du temps. Si vous changez d’idée, c’est normal; nos réflexions, en vieillissant, changent aussi. Nous évoluons toutes et tous!

Voici un exemple hypothétique de situation où une personne se questionne sur les méthodes contraceptives qu’elle devrait utiliser, en considérant le niveau personnel :

«DEPUIS QUE J’AI DES RAPPORTS SEXUELS, J’AI TOUJOURS UTILISÉ LE CONDOM EXTERNE AVEC MES PARTENAIRES. DERNIÈREMENT, J’AI JUSTEMENT PARLÉ AVEC DES AMIES DE L’IMPORTANCE D’AVOIR UNE AUTRE FORME DE CONTRACEPTION, EN PLUS DU CONDOM. ELLES M’ONT PARLÉ DE LA PILULE, MAIS JE N’AI PAS ENVIE D’INGÉRER DES HORMONES SYNTHÉTIQUES. JE RÉFLÉCHIS BEAUCOUP À SAVOIR S’IL N’Y AURAIT PAS DES ALTERNATIVES INTÉRESSANTES POUR MON STYLE DE VIE. JE SUIS ALLÉE LIRE PLUSIEURS ARTICLES EXPLICATIFS SUR DES SITES WEB ET J’EN AI CONCLU QUE LE STÉRILET DE CUIVRE POURRAIT ÊTRE INTÉRESSANT POUR MOI. J’Y RÉFLÉCHIS ENCORE.»

L’ANGLE DE LA PERSONNE QUI ACCOMPAGNE

Tout comme la personne qui prend ou se fait poser une méthode contraceptive, il est intéressant d’avoir des réflexions par rapport à ses valeurs et ses besoins à ce sujet. Quelle est ma position concernant la reproduction? Dans quelles situations physique, économique, sociale, relationnelle, aimerais-je me trouver lorsque je voudrai un enfant? Est-ce que je veux vraiment un ou des enfant-s dans ma vie? Comment puis-je m’impliquer dans la prise de contraceptif de ma ou mon partenaire? Est-ce que je peux aider? Est-ce que je dois accompagner? Et ainsi de suite.

Si vous êtes en relation avec quelqu’un qui veut se servir d’une méthode contraceptive, et que vous avez eu plusieurs réflexions à ce sujet, vous pouvez ouvrir la discussion. Ainsi, vous pourrez partager vos valeurs, vos besoins. Vous pouvez même demander à votre partenaire si votre accompagnement serait apprécié.

Il est fort possible que vous vous sentiez perdu dans cet univers complexe. Ne vous inquiétez pas, plus vous apprendrez à connaitre la ou les méthode-s utilisés par votre ou vos partenaire-s, plus vous vous sentirez concerné. Donnez-vous du temps pour en apprendre davantage.

Voici un exemple hypothétique de réflexion, en considérant le niveau personnel:

«JE SUIS EN COUPLE DEPUIS 15 ANS AVEC MA PARTENAIRE. NOUS AVONS DÉCIDÉ, DEPUIS QUE NOUS SOMMES TRÈS JEUNES QU’ELLE ET MOI NE VOUDRIONS PAS AVOIR D’ENFANT. DERNIÈREMENT, ELLE À DÉCIDÉ D’ARRÊTER DE PRENDRE SES PILULES CONTRACEPTIVES, QU’ELLE PRENAIT DEPUIS 5 ANS, POUR CHANGER VERS DES MÉTHODES NATURELLES. J’ÉTAIS STRESSÉ AU DÉPART. JE NE SAVAIS PAS TROP SI JE DEVAIS CROIRE À L’EFFICACITÉ DE SES MÉTHODES. JE N’AVAIS PAS BEAUCOUP DE CONNAISSANCE À LEUR SUJET. J’AI DONC CHERCHÉ UN PEU SUR INTERNET POUR M’INFORMER, PUIS J’AI DÉCOUVERT LES FORMATIONS QUE CERTAINS ORGANISMES DONNENT POUR AUGMENTER LEUR EFFICACITÉ. J’AI PROPOSÉ À MA PARTENAIRE QUE NOUS POURRIONS NOUS INSCRIRE ENSEMBLE. AINSI, JE PEUX EN APPRENDRE PLUS, PUIS L’ACCOMPAGNER LÀ-DEDANS!»


NIVEAU RELATIONNEL

L’ANGLE DE LA PERSONNE QUI UTILISE UNE MÉTHODE CONTRACEPTIVE

Tel qu’expliqué un peu plus haut, que vous soyez en relation ou non, il est peut être important pour vous d’utiliser une ou des méthode-s contraceptive-s. Après réflexion, vous pouvez fixer votre choix sur une ou plusieurs méthode-s. Si jamais vous êtes en couple, vous pouvez discuter de vos réflexions avec votre ou vos partenaire-s.

Votre décision peut évoluer au cours de votre vie. Si vous voulez arrêter votre contraception, ce qui est tout à fait valable, vous pouvez partager votre décision à votre ou vos partenaire-s, si vous êtes en relation (par exemple si vous envisagez d’avoir un enfant). Néanmoins, sachez que peu importe la situation dans laquelle vous vous trouvez, vous avez le droit d’interrompre la prise de votre contraception.

Voici un exemple hypothétique de situation où une personne décide d’arrêter de prendre sa méthode contraceptive, en considérant le niveau relationnel :

«CELA FAIT MAINTENANT 5 ANS QUE JE PORTE UN STÉRILET À HORMONES. JE NE SUIS PAS EN RELATION DE COUPLE EXCLUSIVE, MAIS J’AI DEUX PARTENAIRES STABLES AVEC QUI J’AI DISCUTÉ DE MA MÉTHODE CONTRACEPTIVE. J’AI DÉCIDÉ DERNIÈREMENT QUE JE NE VOULAIS PLUS PORTER DE STÉRILET. L’UN D’EUX M’A FAIT PART DE SES INQUIÉTUDES. JE LUI AI EXPLIQUÉ QUE NOUS ALLIONS CONTINUER DE PORTER LE CONDOM, COMME NOUS LE FAISIONS DÉJÀ. NOUS RÉFLÉCHISSONS ENSEMBLE AUX ALTERNATIVES.»

L’ANGLE DE LA PERSONNE QUI ACCOMPAGNE

Il est assez compliqué de prendre sa place par rapport aux méthodes contraceptives en relation de couple pour la personne qui accompagne. Vos opinions peuvent tout de même être pris en considération. Votre ou vos partenaire-s seront certainement ravis de votre implication. La communication, c’est important!

Si vous prenez le temps de discuter de vos intentions en matière de reproduction, il sera peut-être plus facile pour votre ou vos partenaire-s de faire des choix éclairés. Parfois, le fait d’avoir une opinion extérieure peut leur permettre d’avancer plus rapidement dans leurs propres choix. N’oubliez pas, ses personnes peuvent être ravies d’écouter vos opinions, mais les décisions concernant leur prise de méthodes contraceptives leur revient, simplement parce qu’elles affectent leur corps.

Voici un exemple hypothétique de situation où une personne pense à avoir des enfants, en considérant le niveau relationnel :

«DEPUIS PEU, JE PENSE À MON DÉSIR D’AVOIR DES ENFANTS. JE SUIS JEUNE ET J’AI L’ÉNERGIE POUR ÊTRE PARENT. J’AI UN EMPLOI STABLE PUIS DU TEMPS À ACCORDER À MA FUTURE FAMILLE. J’AI ENVIE D’EN PARLER AVEC MA PARTENAIRE QUI VEUT, ELLE AUSSI, AVOIR DES ENFANTS UN JOUR. ELLE PREND LA PILULE CONTRACEPTIVE DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES DÉJÀ. J’AIMERAIS COMMENCER NOTRE RÉFLEXION À CE SUJET.»



NIVEAU ÉMOTIONNEL

L’ANGLE DE LA PERSONNE QUI UTILISE UNE MÉTHODE CONTRACEPTIVE

Il est possible de vivre un éventail d’émotions par rapport à la contraception. Chaque vécu est différent et chaque parcours de vie mène à son lot d’obstacle. Les expériences sexuelles ne seront évidemment pas ressenties de la même façon pour toutes et tous. Par exemple, il se peut que vous soyez gêné-e à l’idée d’ouvrir une discussion avec votre ou vos partenaire-s de votre choix de contraceptif. Il se peut que vous soyez stressé-e que votre prise de pilule ne fonctionne pas. Il est aussi possible de vivre des frustrations parce que vous oubliez de prendre votre contraceptif oral. D’un autre point de vue, vous pouvez ressentir le bonheur d’être rassuré-e de ne pas devenir enceinte avec l’aide de votre méthode. Bref, il est fort probable que tout au long de votre parcours sexuel, vos émotions changent par rapport à vos choix d’avoir ou non des méthodes contraceptives.

Si jamais votre méthode contraceptive ne fonctionne pas, il est possible de devenir enceinte. Même si vous pouvez ressentir que c’est vraiment négatif, parce que vous n’êtes pas prêt-e à avoir un enfant, il y a toujours une solution. Autour de vous, il y a de l’aide disponible. Que ce soit dans les CLSC, des cliniques d’avortement ou dans les organismes communautaires, vous aurez un endroit où aller et des gens à qui parler.  

Voici un exemple hypothétique de situation où une personne devient enceinte, en considérant le niveau émotionnel:

«CELA FAIT DEUX SEMAINES QUE JE SAIS QUE JE SUIS ENCEINTE. J’AI UN PARTENAIRE, ET JE NE LUI AI PAS ENCORE DIT. JE VEUX LUI EN PARLER. J’AI BEAUCOUP DE PEINE QUE MA MÉTHODE CONTRACEPTIVE N’AI PAS FONCTIONNÉ. JE SUIS ALLÉE PARLER AVEC UNE AMIE DES OPTIONS QUI S’OFFRENT À MOI. JE NE SAVAIS PAS PAR OÙ COMMENCER DANS MES RÉFLEXIONS. ELLE M’A BEAUCOUP AIDÉ. CE SOIR, J’EN PARLE AVEC MON COPAIN. LUI ET MOI AIMERIONS AVOIR DES ENFANTS, MAIS JE TROUVE QUE NOUS SOMMES TROP JEUNES… J’ESPÈRE QU’IL M’AIDERA.»

L’ANGLE DE LA PERSONNE QUI ACCOMPAGNE

Lorsqu’on accompagne quelqu’un dans sa prise de contraception, on peut croire que notre place n’est pas très importante. Pourtant, si vous êtes dans une relation où il y a la prise de méthode contraceptive, votre voix est importante! Vous pouvez ressentir de la peine de ne pas pouvoir en faire plus. Vous pouvez aussi ressentir du soulagement que votre partenaire ne soit pas enceinte. D’un autre point de vue, vous pouvez être fier de participer activement à la contraception de votre ou vos relations. Vous pouvez être stressé-e, heureux-se, méfiant-e, etc. Bref, vos émotions, en relation, sont valables et devraient être partagées. Bref, il est fort probable que tout au long de votre parcours sexuel, vos émotions changent par rapport aux méthodes contraceptives choisies par votre ou vos partenaire-s.

Il se peut que votre ou vos méthode-s contraceptive-s ne fonctionnent pas et que, par exemple, votre partenaire soit devenu-e enceinte. Il existe de l’aide. Même si vous pouvez ressentir des émotions négatives, parce que vous n’êtes pas prêt-e à avoir un enfant, il y a toujours une solution. Autour de vous, il y a de l’aide disponible. Que ce soit dans les CLSC, les cliniques d’avortement ou dans les organismes communautaires, vous aurez un endroit où aller et des gens à qui parler.

Voici un exemple hypothétique de situation où une personne accompagne quelqu’un qui prend des contraceptifs oraux, en considérant le niveau émotionnel :

«HIER SOIR, MA PARTENAIRE ET MOI ÉTIONS DANS UN SOUPER D’AMIS. NOUS SOMMES ARRIVÉS À NOTRE APPARTEMENT TRÈS TARD, POUR FINALEMENT NOUS RENDRE COMPTE QU’ELLE AVAIT OUBLIÉ DE PRENDRE SA PILULE. HABITUELLEMENT, JE L’AIDE À NE PAS L’OUBLIER, MAIS CETTE FOIS-CI NOUS L’AVONS OUBLIÉ LES DEUX. J’ÉTAIS TELLEMENT ANXIEUX QUE NOUS AVONS COMMENCÉ À NOUS CHICANER… JE N’AI PAS LE CONTRÔLE DE CE QUI PEUT ARRIVER DONC, JE VIS UN GRAND STRESS. NOUS AVONS PARLÉ ET NOUS AVONS CONVENUS QUE NOUS ALLONS UTILISER LE CONDOM LORSQUE NOUS AURONS DES RAPPORTS SEXUELS JUSQU’AU DÉBUT DE SON PROCHAIN PAQUET DE PILULE CONTRACEPTIVE. DEPUIS NOTRE DISCUSSION, JE ME SENS MOINS STRESSÉ.»


Voici aussi une liste de sites web intéressants où vous trouverez des informations sur les méthodes contraceptives :


Consultez nos dossiers connexes pour en apprendre davantage:

«La description des méthodes contraceptives» et

«Qu’est-ce qu’une méthode de contraception?»

Show Buttons
Hide Buttons