LA DESCRIPTION DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES

Les méthodes hormonales

Les contraceptifs oraux

Ce n’est qu’au début des années 1960 que la pilule contraceptive est mise sur le marché nord-américain. Qu’il s’agisse de l’avancement médical ou de l’avancement des droits des femmes, l’arrivée de la pilule change définitivement l’expression de la sexualité des gens au Québec. Aujourd’hui, la pilule est très répandue et existe sous plusieurs formes.

Pour s’en procurer, il faut s’adresser à un-e médecin ou un-e infirmier-ère qui pourra, à la suite d’un examen gynécologique, vous fournir une prescription médicale. Vous pouvez prendre rendez-vous chez votre médecin de famille, votre gynécologue ou dans un CLSC. Bref, il vous faudra avoir accès aux services de santé. Si vous n’avez pas votre carte soleil (RAMQ), vous pouvez toujours trouver des organismes qui acceptent de traiter les gens qui n’en possèdent pas. La plupart des pilules sont couvertes par les régimes d’assurance santé public et privés.

Étant donné que tous les corps sont différents, ce n’est pas tout le monde qui réagit de la même façon à la prise de la pilule contraceptive. En effet, certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires désagréables si la pilule qui leur a été prescrite n’est pas adaptée. Ne vous inquiétez pas, il est toujours possible de changer votre prescription, ou simplement de changer de méthode contraceptive. N’oubliez pas, il en existe plusieurs autres!

Il existe plusieurs «types» de pilules contraceptives. Il y a la pilule régulière qui contient de l’œstrogène ainsi que de la progestérone (deux hormones sexuelles féminines) et la minipilule qui contient seulement de la progestérone. Ces hormones synthétiques viendront influencer les cycles menstruels, en empêchant l’ovulation, en changeant la consistance du mucus autour du col de l’utérus (ce qui réduit l’accessibilité des spermatozoïdes aux ovules), puis modifier la paroi interne de l’utérus (empêchant l’implantation d’un ovule fécondé).

La minipilule

La minipilule (également appelée pilule mini-dosée, progestatif oral, pilule de progestatif seul, pilule progestative, contraceptif oral à progestatif seulement, ou pilule Micronor) est un contraceptif à utilisation quotidienne composé de 28 comprimés contenant chacun la même quantité de progestérone. Chaque comprimé doit être pris tous les jours à la même heure (une variation de plus de trois heures pourrait nuire de façon importante à son efficacité).  

La pilule

La pilule (également appelée contraceptif oral combiné, pilule contraceptive, pilule combinée, contraception orale) est un contraceptif à utilisation quotidienne qui consiste à prendre 28 comprimés durant 28 jours consécutifs et cela sensiblement au même moment de la journée. Contrairement à la minipilule, les 21 premiers comprimés contiennent des hormones, alors que les 7 derniers comprimés n’en contiennent pas (ce sont des placebos).

Ces deux méthodes sont grandement efficaces si elles sont prises par une personne qui respecte parfaitement leurs conditions d’utilisation.

Le stérilet avec hormones (SIU: système intra-utérin)

Le stérilet (également appelé système intra-utérin (SIU), système intra-utérin avec libération de lévonorgestrel) est un petit dispositif en forme de T qui est muni d’un petit cylindre contenant une hormone progestative: le lévonorgestrel. Ce dernier est inséré dans l’utérus via le col de l’utérus.

Le stérilet Mirena est la seule marque disponible au Canada. Il est vendu en pharmacie au coût d’environ 360 dollars et est couvert par les régimes d’assurance santé public et privés. Contrairement à d’autres méthodes de contraception, il est nécessaire de consulter un professionnel de la santé pour la pose d’un stérilet. En effet, il faut obtenir une ordonnance afin de pouvoir récupérer le stérilet à la pharmacie, puis il faut revenir en cabinet pour que le ou la professionnel-le de la santé insère le stérilet dans l’utérus. Il arrive parfois qu’une troisième rencontre soit prévue pour s’assurer que le stérilet est bien posé.

La pose du stérilet se fait en quelques minutes. Afin de réduire le sentiment d’inconfort que pourraient ressentir certain-e-s patient-e-s lors de la pose du stérilet, il est possible que le ou la professionnel-le de la santé choisisse de donner un médicament analgésique ou d’administrer une anesthésie locale. Le stérilet peut être inséré à n’importe quel moment durant le cycle menstruel. Par contre, il faut être certain qu’il n’existe pas de risque de grossesse. C’est pourquoi, avant la pose, votre médecin vous demandera probablement d’effectuer un test de grossesse.

Une fois le stérilet inséré dans l’utérus, il libère de la lévonorgestrel de façon continue. (Il est à noter que le stérilet ne libère pas d’œstrogène et peut donc être utilisé par les personnes qui ne peuvent pas prendre d’œstrogènes ou qui ont une sensibilité aux œstrogènes.) Ainsi, le stérilet permet d’amincir les parois de l’utérus et d’épaissir la glaire cervicale, et peut aussi empêcher l’ovulation.

Le stérilet est une méthode de contraception fiable et peut être efficace pour une période allant jusqu’à cinq ans.

L’anneau vaginal

L’anneau vaginal (également appelé anneau contraceptif, anneau contraceptif combiné, anneau intravaginal ou NuvaRing) est un anneau transparent et flexible d’environ 5 centimètres de diamètre. Fait de plastique ou de silicone, il ne contient pas de latex.

Au Canada, il n’existe qu’un seul anneau vaginal disponible sur le marché, le NuvaRing. Il est disponible au coût d’environ 25 dollars dans les pharmacies et est couvert par les régimes public et privés d’assurance santé. Pour s’en procurer, il faut s’adresser à un-e médecin ou un-e infirmier-ère qui pourra, à la suite d’un examen gynécologique, fournir une prescription médicale. L’installation ne nécessite aucune intervention médicale et peut être réalisée à la maison.

Pour l’installer, on doit plier l’anneau et l’insérer doucement dans le vagin. Si l’anneau est accidentellement expulsé, il est possible de le réinsérer. Il suffit simplement de l’insérer de nouveau après l’avoir rincé à l’eau tiède. De plus, si l’anneau est source d’inconfort, il est possible de le retirer pour une période maximale de trois heures et cela sans affecter son efficacité. Pour retirer l’anneau, il faut simplement saisir son rebord et le tirer doucement vers l’extérieur du vagin. *Notez bien qu’il est conseillé de toujours se laver les mains avant d’aller jouer dans cette région! 😉

L’anneau vaginal est un contraceptif hormonal combiné. Il contient un œstrogène et un progestatif qu’il libère dans le corps à travers les parois vaginales. Cette libération d’hormones a pour effet d’empêcher l’ovulation, d’épaissir la glaire cervicale (ce qui permet de ralentir le passage des spermatozoïdes vers l’utérus), et d’amincir les parois de l’utérus (ce qui empêche l’implantation d’un ovule fécondé).

L’anneau vaginal est un contraceptif à utilisation mensuelle et doit être utilisé selon un cycle de 28 jours. En effet, l’anneau doit demeurer en place dans le vagin pendant 21 jours, à la suite desquels il doit être retiré pour une période de sept jours (période où surviennent habituellement les menstruations). Au terme de cette période de sept jours, un nouvel anneau doit être installé. Il est important de noter qu’il sera efficace peu importe sa position dans le vagin, bien que de façon générale on sente moins sa présence lorsqu’il est placé près du col de l’utérus.

L’anneau vaginal est très efficace lorsque utilisé comme indiqué. Le fait qu’il reste en place durant 21 jours permet d’éviter les oublis.

Le timbre contraceptif

Le timbre contraceptif (également appelé timbre transdermique, patch, patch contraceptif combiné, système transdermique Evra ou timbre Evra) est un petit timbre qu’on applique directement sur la peau. Généralement de forme carrée, le timbre est lisse, mince et mesure environ 4 centimètres.

Les timbres contraceptifs se trouvent en pharmacie et coutent environ 25 dollars pour 3 timbres et sont couverts par les régimes public et privés d’assurance santé. Pour s’en procurer, il faut s’adresser à un-e médecin ou un-e infirmier-ère qui pourra, à la suite d’un examen, fournir une prescription médicale. Il existe un tarif spécial pour les étudiant-e-s à temps plein de 25 ans et moins, pour les femmes de 18 ans et moins et pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Tout comme l’anneau vaginal, l’installation ne nécessite aucune intervention médicale et peut être réalisée à la maison.

Le timbre est un contraceptif hormonal combiné. Il contient un œstrogène et un progestatif qu’il libère dans le corps à travers la peau. Cette libération d’hormones a pour effet d’empêcher l’ovulation, d’épaissir la glaire cervicale (ce qui permet de ralentir le passage des spermatozoïdes vers l’utérus) et d’amincir les parois de l’utérus (ce qui est empêche l’implantation d’un ovule fécondé dans l’utérus).

Le timbre est une méthode contraceptive à utilisation hebdomadaire. En effet, trois timbres sont nécessaire chaque mois, à raison d’un timbre par semaine. On porte le premier timbre durant sept jours et on le remplace au huitième jour. Finalement, au bout de trois semaines, il faut passer sept jours sans porter de timbre (c’est généralement la période des menstruations).

Le timbre peut être appliqué à plusieurs endroits sur le corps, (les fesses, l’abdomen, le haut du dos, la partie supérieure externe du bras). Par contre, il faut éviter de le coller près des seins  parce que la diffusion des hormones dans cette région peut augmenter les risques de cancer. De plus, il faut l’appliquer sur une peau propre et sèche. Enfin, on recommande généralement d’appliquer le premier timbre le premier jour des menstruations, puisque de cette manière il s’avère efficace immédiatement. (Si le timbre est appliqué plus de 24 heures après le début des menstruations, il est nécessaire d’utiliser une autre méthode de contraception (le condom) pendant au moins sept jours) Pour retirer le timbre, il suffit de soulever un de ses coins et de le décoller rapidement.

Encore une fois, l’usage du timbre est une méthode efficace et fiable lorsque utilisée selon les directives. Le timbre doit être apposé sur la peau de manière continue. Si le timbre est décollé ou partiellement décollé pendant plus que 24 heures, il est conseillé d’utiliser une autre méthode de contraception (le condom) et de consulter un-e professionnel-le de la santé afin de connaître la marche à suivre pour rétablir le cycle de contraception.

L’injection contraceptive

L’injection contraceptive (également appelée Depo-Provera, Depo, contraceptif injectable, progestatif injectable, injection d’acétate de médroxyprogestérone-retard (AMPR)) est administrée tous les trois mois.

Au Canada, il n’existe qu’une seule marque d’injection contraceptive, le Depo-Provera. Elle coûte environ 40 dollars dans les pharmacies et est couverte par les régimes public et privés d’assurance. Encore une fois, pour s’en procurer, il faut s’adresser à un-e médecin ou un-e infirmier-ère qui pourra, à la suite d’une visite médicale, fournir une prescription et administrer l’injection.

L’injection contraceptive ne contient qu’un seul type d’hormone, un progestatif. Elle empêche l’ovulation, amincit les parois de l’utérus (ce qui nuit à l’implantation d’un ovule fécondé) et épaissit la glaire cervicale (ce qui nuit au passage des spermatozoïdes vers l’utérus).

L’injection contraceptive est très efficace. Par contre, son utilisation est réservée aux femmes pour qui les autres méthodes s’avèrent mal adaptées. En effet, son utilisation comporte des risques pour la santé (ex.: la perte de densité osseuse). On suggère donc d’éviter de choisir cette méthode ou de l’utiliser le moins longtemps possible.  


 

Les méthodes non-hormonales

Le stérilet de cuivre

Le stérilet de cuivre (également appelé dispositif intra-utérin (DIU) ou stérilet post-coïtal) est un dispositif intra-utérin en forme de T muni d’un fil de cuivre. D’une longueur d’environ 3 centimètres, il est généralement fait de plastique. Dependant des marques, sa durée de vie est de plus ou moins cinq ou dix ans.

Plusieurs modèles de stérilet de cuivre sont disponibles sur le marché. Ils sont disponibles en pharmacie et coûtent entre 90 dollars et 200 dollars. Il est important de souligner que les stérilets de cuivre ne sont pas couverts par le régime public d’assurance santé et que seulement quelques régimes d’assurance privés les prennent en charge. Pour s’en procurer un, il faut s’adresser à un-e médecin. Par contre, il est important de savoir que ce ne sont pas tous les médecins qui effectuent la pose du stérilet de cuivre. C’est pourquoi il est conseillé de s’informer auprès de son ou sa médecin auparavant.  

Après la pose du stérilet, il est nécessaire d’effectuer un suivi médical. Il faut prévoir une visite de retour après 4 à 12 semaines, puis ensuite il est conseillé de revenir en cabinet une fois par an pour un examen de suivi. Le stérilet peut être retiré ou remplacé à n’importe quel moment du cycle, il suffit de demander un rendez-vous avec son ou sa médecin.

Le stérilet de cuivre permet principalement d’empêcher la fécondation. En effet, la présence du cuivre dans l’utérus aide à créer un milieu chimiquement défavorable aux spermatozoïdes, ce qui nuit à leur déplacement et empêche leur survie. La présence de cuivre provoque également une inflammation de l’endomètre (les parois de l’utérus), ce qui empêche l’implantation d’un ovule fécondé dans l’utérus (c’est pourquoi on l’utilise parfois comme une méthode de contraception d’urgence).

Le stérilet de cuivre est une méthode de contraception très efficace. Par contre, tout comme les méthodes de contraception hormonales, le stérilet de cuivre ne permet pas de réduire les risques de contracter le VIH ou toutes autres ITSS (infection transmissible sexuellement et par le sang).

Le diaphragme

Le diaphragme (également appelé Milex Wide Seal ou CAYA) est un dôme entouré d’un anneau flexible qu’on place sur le col de l’utérus. Il est généralement fait de latex ou de silicone et est offert en plusieurs tailles. Pour obtenir une protection maximale, celui-ci doit être bien ajusté au col de l’utérus. Il faut donc s’assurer de choisir la bonne taille. On peut le conserver entre un et deux ans, mais s’il semble endommagé, collant, granuleux ou s’il commence à dégager une mauvaise odeur, on doit le remplacer.

Il est important de noter que le diaphragme doit être utilisé avec un spermicide* ou tout autre gel contraceptif, afin de maximiser son efficacité.

Au Canada, il existe deux marques de diaphragme, le CAYA ou le Milex Wide Seal. Le CAYA est disponible en pharmacie sans prescription. Le Milex Wide Seal, par contre, nécessite la prescription d’un-e professionnel-le de la santé. Dans les deux cas, il est important de choisir la bonne taille: votre médecin ou infirmier-ère peut vous aider à déterminer la taille qu’il vous faut.

Le diaphragme doit être inséré dans le vagin avant d’entreprendre un rapport sexuel avec pénétration vaginale. Utilisé avec un spermicide* ou tout autre gel contraceptif, il empêche les spermatozoïdes de pénétrer dans l’utérus, en effectuant une barrière physique. Il est possible de garder le diaphragme pendant une période relativement longue. Par contre, il est important de rajouter du gel avant chaque nouvelle relation sexuelle avec pénétration vaginale. De plus, il faut éviter de le laisser en place pendant plus de 24 heures. Finalement, il est primordial de le laisser en place pendant au moins 6 heures après la relation sexuelle. On peut le retirer en tirant légèrement vers l’extérieur. Il est important de noter que certains types de lubrifiant pourraient endommager votre diaphragme. Il est donc préférable d’utiliser un lubrifiant à base d’eau si vous ressentez le besoin d’utiliser un lubrifiant.

Le diaphragme est une méthode de contraception assez efficace, s’il est utilisé avec un spermicide* ou tout autre gel contraceptif, et en suivant les directives prescrites. Enfin, comme plusieurs autres méthodes contraceptives, il permet de réduire les risques de grossesse, mais ne permet pas de réduire les risques de contracter le VIH ou toutes autres ITSS (infection transmissible sexuellement et par le sang).

*Spermicïdes et gels contraceptifs : Substances qui s’attaquent aux spermatozoïdes. On les trouve généralement en pharmacie et peuvent exister sous différentes formes : crèmes, gels, comprimés.

Le condom externe

Le condom externe (également appelé condom, capote, préservatif ou condom masculin) est une gaine, généralement faite de latex, qui se moule au pénis en érection, à des jouets sexuels ou à des objets de forme phallique. Il existe également des condoms externes faits de polyuréthane ou de membrane naturelle (membrane d’agneau) afin d’accomoder les personnes à qui les condoms fait de latex ne conviennent pas (à cause d’allergies ou simplement de préférences).

En fonction des préférences et des usages, plusieurs types différents de condoms sont disponibles sur le marché. Par exemple, il en existe des texturés, des aromatisés, des colorés, de différentes tailles, avec ou sans lubrifiant, avec ou sans spermicide, super résistants, etc. Bref, les options sont multiples.

Le condom externe est disponible en vente libre dans les pharmacies, dans les machines distributrices qu’on retrouve dans grand nombre de toilettes publiques, ainsi que dans plusieurs commerces (boutiques spécialisées, sex-shops, supermarchés, dépanneurs ou stations services). Bien que les condoms externes se vendent parfois à l’unité (1 à 2 dollars), ils sont généralement vendus à la douzaine. Une boîte de douze condoms externes coûte entre 5 et 12 dollars. De plus, il est possible de s’en procurer gratuitement auprès de certains organismes communautaires, cliniques spécialisées et dans les CLSC.

Le condom externe, lorsqu’utilisé lors de la pénétration vaginale empêche les spermatozoïdes de pénétrer à l’intérieur du vagin, ce qui permet de réduire les risques de grossesse. Pour connaître les étapes de la pose du condom externe, visionnez notre capsule à ce sujet.

Le condom externe est une méthode contraceptive très efficace. Par contre, bien que les condoms faits de latex et de polyuréthane représentent une méthode efficace de protection contre le VIH ainsi que plusieurs autres ITSS, il est important de noter que les condoms fait en membrane d’agneau ne protègent pas contre les ITSS ni le VIH. Consultez notre dossier de description des ITSS pour en apprendre davantage.

Le condom interne

Le condom interne (également appelé condom féminin) est une gaine de forme cylindrique, généralement faite de polyuréthane, munie de deux anneaux flexibles à chaque extrémité. Elles permettent de maintenir le condom en place pendant la pénétration anale ou vaginale.

Il n’est plus vraiment disponible en vente libre dans les pharmacies. Contrairement au condom externe, il est parfois plus difficile de s’en procurer (son usage étant encore peu répandu). Par contre, il est possible de s’en procurer en ligne, dans des cliniques spécialisés ou dans certains magasins (les sex-shops). Ils coûtent environ 2 dollars.

Tout comme pour le condom externe, le condom interne, lorsqu’utilisé lors de la pénétration vaginale empêche les spermatozoïdes de pénétrer à l’intérieur du vagin, ce qui permet de réduire les risques de grossesse.

Le condom interne est une méthode contraceptive très efficace. Et, tout comme le condom externe, il permet d’offrir une protection contre le VIH, ainsi que bon nombre d’ITSS. Consultez notre dossier de description des ITSS pour en apprendre davantage.


 

Les méthodes naturelles

Les méthodes du calendrier, Billings et symptothermique sont des méthodes naturelles qui aident à prévenir la grossesse. Afin d’assurer un niveau maximal d’efficacité, on conseille souvent de combiner ces méthodes entre elles.

Chacune à leur manière, elles aident à identifier la période fertile (l’intervalle de temps pendant lequel la fécondation d’un ovule est possible) et le moment de l’ovulation. Elles nécessitent donc une bonne connaissance du cycle menstruel. Le site de la Fédération du Québec pour le planning des naissances offre de la documentation à ceux et celles qui désirent mieux s’informer sur le sujet.

Le fait d’identifier la période fertile permet de savoir à quels moments il est important d’éviter d’avoir des relations sexuelles avec pénétration vaginale sans condom interne ou externe. Il est important de mentionner que le cycle menstruel peut parfois être imprévisible et que de ce fait, ces méthodes ne sont donc pas des valeurs aussi sures que les méthodes hormonales et non-hormonales.

Certains outils peuvent s’avérer utiles si vous envisagez d’opter pour une contraception naturelle. En effet, certaines compagnies offrent des applications pour téléphone intelligent qui aident à tracer un portrait de son cycle menstruel, en combinant les méthodes du calendrier, Billings et symptothermique (Iperiod, Clue, MyMonthlyCycles, Pink Pad, Flo).

Enfin, les méthodes naturelles sont des méthodes contraceptives assez efficaces (à condition de bien suivre les recommandations) mais, elles n’offrent pas de protection contre le VIH et les ITSS. Consultez notre dossier sur les ITSS pour en apprendre davantage.

La méthode Billings

La méthode Billings (également appelée méthode de l’ovulation, méthode d’observation de la glaire cervicale, méthode de la glaire cervicale ou du mucus cervical) est une méthode d’observation qui vise à déterminer le moment de l’ovulation ainsi que la période de fertilité. Pour se faire, on observe les caractéristiques de la glaire cervicale et ses modifications au fil des jours (clarté, viscosité, élasticité). Ainsi, il est important d’éviter d’avoir des relations sexuelles avec pénétration vaginale sans condom interne ou externe dès qu’on remarque les signes annonçant l’arrivée prochaine d’une ovulation.

Les glandes qui tapissent le col de l’utérus sécrètent au cours du cycle menstruel différents types de glaire cervicale. Pour utiliser la méthode Billings, il faut donc être capable d’identifier ces différents types de glaire et d’observer les changements que subissent celles-ci tout au long du cycle menstruel. La meilleure façon de procéder est d’insérer deux doigts dans le vagin tous les jours, afin de noter les différences.

On peut regrouper les différents types de glaires cervicales en trois groupes: 

Premier type : La glaire cervicale est absente ou présente en très petite quantité et n’est pas élastique.

Deuxième type : La glaire cervicale devient plus épaisse, blanche et opaque. Sa production augmente, mais il est difficile de l’étirer entre vos doigts.

Troisième type : Lorsque l’ovulation approche, la glaire cervicale devient de plus en plus abondante, glissante et transparente. Elle s’étire facilement entre vos doigts.

Après l’ovulation, la glaire cervicale redevient semblable à celle du deuxième type de glaire (beaucoup moins abondante, elle redevient épaisse et opaque.)

La méthode du calendrier

La méthode du calendrier (également appelée méthode Ogino ou méthode Ogino Knauss) est une méthode qui aide à déterminer la période de fertilité en calculant le moment probable de l’ovulation. Bien que parfois des facteurs imprévisibles, tels le stress et la fatigue influencent le cycle menstruel, cette méthode tente de prédire le moment probable de l’ovulation en se basant sur la durée des cycles précédents durant 6 à 12 mois. La méthode du calendrier est l’une des méthodes contraceptives les moins efficaces. Ainsi, on recommande souvent de ne pas l’utiliser comme seule méthode contraceptive.

La méthode symptothermique

La méthode symptothermique permet de déterminer la période de fertilité en se basant sur trois critères : la température, les modifications de la glaire cervicale (la méthode Billings) et les caractéristiques du col de l’utérus. Ainsi, tout comme pour la méthode Billings, il est important d’éviter d’avoir des relations sexuelles avec pénétration vaginale sans condom interne ou externe, dès qu’on remarque les signes annoncant l’arrivée prochaine d’une ovulation.

Selon la méthode symptothermique, il faut observer et noter tous les jours les modifications de ces trois critères. Ainsi, au moment de l’ovulation, la température augmente (de quelques dixièmes de degré), la glaire cervicale devient plus abondante, transparente et élastique et le col de l’utérus s’élève, devient plus souple et son entrée s’élargit.

Vous trouverez à la fin du dossier quelques sites web pour de plus amples informations. Si vous avez d’autres questions, ne vous gênez pas et écrivez-nous sur «Pose ta question»!

Finalement, visionnez notre capsule sur les méthodes naturelles pour un récapitulatif des informations mentionnées ci-haut.


 

Les contraceptifs d’urgence

Malgré qu’ils ne soient pas catégorisés comme des méthodes contraceptives, les contraceptifs d’urgences sont importants à soulever.

La contraception orale d’urgence

Souvent appelée la pilule du lendemain ou «plan B», la contraception orale d’urgence peut être prise jusqu’à 72 heures (mais préférablement 12 heures) après une relation sexuelle non-protégée, un oubli, ou après un accident (le condom brise, vous oubliez de prendre votre minipilule à la bonne heure, etc.) La prise du comprimé empêche l’ovulation, en changeant la consistance du mucus autour du col de l’utérus (ce qui réduit l’accessibilité des spermatozoïdes aux ovules), puis modifie la paroi interne de l’utérus (empêchant l’implantation d’un ovule fécondé).

Le stérilet post-coïtal

Après une relation sexuelle non-protégée ou un bris du condom, il est possible de poser (jusqu’à 7 jours après) un stérilet en cuivre dans l’utérus pour freiner une grossesse.

Le stérilet de cuivre permet principalement d’empêcher la fécondation. En effet, la présence du cuivre dans l’utérus aide à créer un milieu chimiquement défavorable aux spermatozoïdes. Cela qui nuit à leur déplacement et empêche leur survie. La présence de cuivre provoque également une inflammation de l’endomètre (les parois de l’utérus). C’est ce qui empêche l’implantation d’un ovule fécondé dans l’utérus.


 

Continuez à lire notre dossier sur les méthodes contraceptives, par ICI!

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